Dépression post-partum : plus qu’un baby blues

dépression post-partum

Un sujet qui ne mérite aucune négligence, la dépression post-partum affecterait environ 20 % des accouchées en France. Crise d’angoisse, fatigue, sentiment de découragement… Les symptômes de la dépression post-natale sont multiples et se manifestent généralement après 6 ou 8 semaines de l’accouchement. Parfois confondu avec le baby blues, ce phénomène peut durer jusqu’à 6 mois, voire 1 an, selon le cas. Topo sur ce trouble psychique post-partum.

Ne pas confondre la dépression post-natale et le baby-blues

Une expérience aussi extraordinaire qu’effrayante, la naissance d’un enfant peut chambouler le quotidien d’une femme. Ce chamboulement peut rendre les jeunes mères très vulnérables sur le plan psychologique. Parfois, il génère des troubles psychiques comme le baby-blues et la dépression post-natale. Ces deux troubles agissent effectivement de 2 phénomènes bien différents même s’ils font souvent l’objet de confusion.

Baby-blues : causes, symptômes et manifestations

Après son accouchement, la femme doit s’adapter à son nouveau corps, suivre un nouveau rythme et assumer de nouvelles responsabilités. Le changement hormonal, le manque de sommeil et le stress s’ajoutent à ces événements, ce qui rend la jeune maman dépressive.

La femme peut avoir du mal à se remettre de tous ces changements et traverser des périodes sombres pendant un temps limité. Elle entre alors dans une période de dépression passagère qui se manifeste par des sautes d’humeur, de l’anxiété, de l’irritabilité, une perte de confiance en soi, etc. Elle peut se sentir incapable de prendre soin de son bébé, ce qui provoque un sentiment de culpabilité

Le baby-blues ne dure que quelques jours, puis s’estompe avec le temps. Il se manifeste généralement dans les jours qui suivent l’accouchement. Si les symptômes durent plusieurs semaines, la femme doit être prise en charge par un professionnel. Au-delà de cette période, le trouble psychique post-partum ne s’agit plus d’un baby-blues, mais constitue une dépression post-natale.

Dépression post-partum : symptômes, manifestations et conséquences

À la différence du baby-blues, la dépression post-partum peut durer des semaines, voire plusieurs mois après la naissance du bébé. Les signes de ce trouble post-natal peuvent varier d’un individu à l’autre. La femme dépressive peut alors :

  • perdre l’appétit ;
  • maigrir ;
  • avoir du mal à trouver le sommeil ;
  • perdre de l’énergie et ressentir de la fatigue en permanence ;
  • se sentir dévalorisée et incompétente ;
  • avoir un sentiment de culpabilité excessif ;
  • avoir peur de faire du mal au bébé ;
  • perdre la concentration et la confiance en soi ;
  • avoir des idées suicidaires…

La dépression post-partum ne s’estompe généralement pas avec le temps. Elle nécessite l’intervention d’un professionnel pour aider la femme à remonter la pente et à reprendre sa vie en main. Raison pour laquelle il est fortement conseillé de consulter rapidement un professionnel dès que les premiers signes de dépression. Le traitement de la dépression post-partum s’avère plus facile si elle est détectée plus tôt.

Quels sont les effets de la dépression post-partum ?

À défaut d’une bonne prise en charge, la dépression post-partum peut affecter la vie personnelle, sociale et professionnelle la femme. Elle s’avère très dangereuse chez les individus qui ont des antécédents de psychopathologie. Ce trouble risque, en effet, de faire émerger des maladies psychiatriques chroniques. L’individu dépressif peut mettre sa vie et celle de son bébé en danger.

Bon à savoir : la dépression post-partum et le baby blues ne doivent pas être confondus avec la psychose puerpérale. Une pathologie psychiatrique grave, cette dernière constitue une forme plus sévère de dépression post-partum. Elle se manifeste également dans les jours qui suivent l’arrivée du bébé et se décline en trois étapes :

  • fatigue intense ;
  • confusion mentale ;
  • délire.

Est-ce possible de prévenir la dépression post-partum ?

En dehors du fait que l’individu présente des antécédents de troubles psychiques et psychiatriques, la prévention de la dépression post-natale est possible.

Pour limiter le stress et la fatigue, la femme a besoin de se reposer autant que possible. Un sommeil suffisant et de bons moments de détente devront évacuer le stress et limiter les risques d’anxiété.

L’adoption d’une alimentation saine et équilibrée s’avère également indispensable. La femme doit rester en bonne forme et avoir un bon état d’esprit pour faire face à ses nouvelles responsabilités.

La pratique d’une activité physique aide également à lutter contre le stress et à prévenir les risques de dépression post-partum. Dans ce cas, le recours à un service de coaching sportif est nécessaire pour assurer un bon suivi de la santé et de l’état physiques de la femme. Les exercices physiques ne doivent en aucun cas la fatiguer ni détériorer sa santé. Cette recommandation concerne surtout les femmes qui ont subi des interventions chirurgicales lors de l’accouchement.

Comme l’isolement est un facteur de risque de la dépression post-partum, la femme doit rester en contact avec son entourage et le monde extérieur. Pour cela, elle peut intégrer des groupes de soutien pour jeunes mamans, passer du bon temps avec sa famille, etc.

Dépression post-partum : quels traitements adopter ?

Adopter de nouvelles habitudes

Si la femme présente des signes de dépression post-partum, la solution à adopter varie en fonction de la gravité de la situation. Dans un premier temps, la femme doit adopter de nouvelles habitudes en considérant les changements qui se sont opérés dans sa vie. En même temps, elle aura besoin de :

  • se reposer ;
  • manger sainement et équilibré ;
  • pratiquer des exercices physiques ;
  • intégrer une association qui prend en charge les jeunes mères affectées par la dépression post-partum, etc.

Ses proches doivent rester attentifs au comportement de la jeune maman. Si son état ne s’améliore pas ou se dégrade, elle doit être prise en charge par un professionnel de santé. Celui-ci saura lui prescrire des traitements médicamenteux adaptés, si besoin. 

Note importante : l’automédication est formellement interdite étant donné que les antidépresseurs passent par le lait maternel via l’allaitement. La consommation de ce produit peut nuire à la santé du bébé s’il se nourrit du lait de sa mère.

Consulter un professionnel

La dépression post-partum est une maladie qui se soigne. Par ailleurs, il faut reconnaître que le taux de guérison des femmes atteintes de ce trouble psychique post-natal est très élevé. Raison pour laquelle il ne faut pas hésiter à consulter un professionnel dès lors que les premiers symptômes de dépression se manifestent.

Note importante : ce trouble psychique après l’arrivée de bébé n’affecte pas uniquement les femmes. Les hommes peuvent également en souffrir. La dépression post-natale concerne principalement les jeunes papas qui viennent d’avoir leur premier enfant. Ils peuvent présenter les mêmes symptômes que les femmes atteintes de cette maladie.

Il faut savoir que l’Assurance maladie reconnaît certaines formes de dépression comme une affection de longue durée (ALD). Sous certaines conditions, les dépenses liées au traitement de l’ALD peuvent être prises en charge par le régime obligatoire. Il convient alors de s’informer auprès du médecin traitant de l’individu dépressif pour bénéficier de cette couverture.

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